Description
Njinga Mbandi, Reine du Ndongo et du Matamba
Njinga Mbandi (1581 – 1663), Reine du Ndongo et du Matamba, a marqué l’histoire de l’Angola du
17e
siècle. Les projets mercantiles européens, en particulier le développement de la traite des esclaves sur
la côte de l’Afrique australe, bouleversent le paysage politique, social, économique et culturel du royaume
du Ndongo et de la région tout entière. C’est dans ce contexte que Njinga Mbandi grandit et s’impose
comme un remarquable exemple de gouvernance féminine.
En 1617, Ngola Mbandi Kiluanji, Roi du Ndongo, meurt. Son fils, Ngola Mbandi, devient le nouveau roi.
Il n’a cependant ni le charisme de son père, ni l’intelligence de sa sœur Njinga Mbandi. En 1622, acculé
par les Portugais, il envoie Njinga Mbandi comme ambassadrice à Luanda afin de négocier la paix avec
Don Joao Correia De Sousa, vice-roi du Portugal. Njinga s’illustre alors comme une négociatrice et une
diplomate hors du commun.
En 1624, Ngola Mbandi décède. Njinga prend le pouvoir et devient reine. Dès lors, elle s’impose comme
une souveraine exceptionnelle. Sa tactique guerrière et d’espionnage, ses qualités de diplomate, sa
capacité à tisser de multiples alliances stratégiques, enfin, sa connaissance des enjeux commerciaux et
religieux, lui permettront d’opposer une résistance tenace aux projets coloniaux portugais et ce jusqu’à
sa mort, en 1663.



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