Description
Les femmes soldats du Dahomey
Troupes d’élite du Royaume du Dahomey, les femmes soldats du Dahomey, appelées aussi Agon’djié qui
signifie « Ote-toi de là ! Fais-moi place ! » en langue fon, ont contribué à la puissance militaire du Royaume du
Dahomey aux 18e et 19e siècles. Elles auraient été créées au début du 18e siècle, sous le règne du roi Akaba
(1685-1708) ou sous celui de sa sœur Tasi Hangbé (1708-1711). Enrôlées souvent dès l’adolescence, elles
vivaient isolées dans les palais royaux. Leur vie était consacrée au maniement des armes, aux entraînements
rythmés par des chants et des chorégraphies militaires, aux guerres de conquête et à la protection du Roi.
A la fin du 19e siècle, quatre mille guerrières pouvaient être mobilisées en cas de conflit. Elles étaient
réparties en différentes unités, chacune possédant ses uniformes, ses drapeaux, ses chants et ses danses de
combat. Ces redoutables guerrières surpassaient leurs homologues masculins par leur courage et par leur
efficacité au combat. Elles étaient particulièrement redoutées au corps à corps et participaient à la stratégie
d’intimidation menée par le Dahomey envers ses adversaires.
Les femmes soldats se sont distinguées à maintes reprises au cours de l’histoire du Royaume du Dahomey,
notamment lors des batailles de Savi (1727), d’Abéokouta (1851 et 1864), de Ketou (1886), ainsi qu’au cours
des deux guerres qui l‘opposèrent aux Français, jusqu’à la chute d’Abomey en 1892. Cet ultime combat
aboutit à la dissolution de leur armée.



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